Nuit de l’Incertitude

La Nuit de la forêt avec les artistes du Gran Chaco paraguayen


Nocturne exceptionnelle

Lieu : Fondation Cartier pour l’art contemporain, voir plan d’accès

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Nuit de l’Incertitude – Projection et rencontre

Voyageant pour la première fois en dehors du Paraguay, Efacio Álvarez et Clemente Juliuz partagent avec nous, lors de cette soirée exceptionnelle, les richesses de leur culture et témoignent des mutations irréversibles de leur environnement et de leurs façons de vivre traditionnelles au nom de leur communauté.

Projection du documentaire Como pez en el monte [Comme un poisson dans la forêt] réalisé par Fernando Allen et Fredi Casco. Rencontre animée par l’anthropologue et commissaire d’exposition Ursula Regehr et le photographe Fernando Allen.

Moins médiatisée que sa voisine l’Amazonie, la forêt du Gran Chaco paraguayen connaît pourtant le taux de déforestation le plus élevé au monde. Les communautés indiennes qui l’habitaient vivent désormais en marge des petites villes locales. En général, les hommes sont employés par les grands propriétaires terriens comme ouvriers agricoles. C’est le cas des artistes Efacio Álvarez et Clemente Juliuz qui représentent, pour l’essentiel, dans leurs extraordinaires dessins en noir et blanc, la mémoire d’un monde disparu où cohabitaient tous les êtres vivants.

« J’aime les arbres et les animaux et j’aime la forêt, car c’est là que j’ai appris à observer et à dessiner. Lorsque j’ai envie de dessiner, il me suffit de me souvenir des lieux. Je pense aux arbres et aux animaux, et je commence à faire quelques croquis. Les animaux ne peuvent pas vivre sans les arbres, ils meurent. Nous aussi, nous souffrons de la déforestation. »

Efacio Álvarez

« Les hommes coupent les arbres et chassent les abeilles, et il y a chaque fois de moins en moins d’animaux ; nous craignons leur extermination. Je suis inquiet de voir comment ils abattent les arbres, et la déforestation massive qu’ils organisent pour l’élevage de leur bétail. Les animaux ont besoin de la forêt ; c’est leur habitat naturel. Ils sont maintenant obligés de fuir, mais ils n’ont nulle part où aller. »

Clemente Juliuz

Citations extraites du catalogue de l’exposition Nous les Arbres, éd. Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2019

Photo : Clemente Juliuz, Sans titre, 2018. Stylo bille sur papier, 21 x 30 cm. Collection Fondation Cartier pour l'art contemporain, Paris (acq. 2019)