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Aperçu de l’exposition

Toujours fidèle aux artistes, et 20 ans après la première exposition qu’elle lui a consacrée, la Fondation Cartier pour l’art contemporain invite à nouveau l’artiste américaine Sarah Sze à créer une exposition immersive en dialogue avec les espaces transparents du bâtiment iconique de Jean Nouvel. Née à Boston, dans le Massachusetts, Sarah Sze vit et travaille désormais à New York. Internationalement reconnue pour son œuvre défiant les frontières entre peinture, installation et architecture, Sarah Sze assemble des objets du quotidien et des images en mouvement dans des installations sculpturales d’une étonnante délicatesse et complexité. L’artiste explore la manière dont la prolifération des images – imprimées dans les magazines, glanées sur le web ou prises depuis l’espace – engage et transforme, dans la vie de tous les jours, notre relation aux objets et à la mémoire. Les œuvres exposées associent pour la première fois dans la carrière de Sarah Sze architecture, film et sculpture.

L’exposition en détails

L’exposition présente une installation monumentale aux allures de planétarium, composée d’objets, de lumières, de sons, de vidéos et d’images fixes. Inspirée des modèles scientifiques de mesure du temps et de l’espace, cette œuvre modélise le temps psychologique en nous donnant à voir des images qui pourraient être issues de notre propre mémoire. Projetées sur les parois en verre du bâtiment et répondant à la volonté de Jean Nouvel d’en faire un support pour les images, celles-ci s’entrechoquent, changent d’échelle, disparaissent et réapparaissent, enveloppant le spectateur et transformant la Fondation Cartier en une mystérieuse lanterne magique.

Ensuite, une seconde œuvre, dont on ne saurait dire si elle émerge du sol ou si au contraire elle est le résidu d’un astre tombé du ciel, unit en un paysage fracturé l’architecture et la lumière environnantes. Organique bien que savamment élaborée, elle reflète une myriade d’images et d’objets ainsi qu’un pendule oscillant au-dessus d’elle. Pièce maîtresse d’une œuvre dont il semble avoir dessiné les contours, ce pendule en frôle la surface de terre et d’acier dans un mouvement régulier et hypnotique. Brouillant les frontières entre intérieur et extérieur, mirage et réalité, art et quotidien, passé et présent, ces deux installations font perdre tout repère et toute notion de temps. Agencées telles de véritables écosystèmes, métaphores de la prolifération incessante d’informations, elles révèlent l’intérêt de Sarah Sze pour la notion de processus, perceptible notamment dans les changements d’échelle et les juxtapositions qui donnent une nouvelle valeur et un nouveau sens aux éléments présents. Immergé dans cet espace intime, le visiteur assiste au recadrage, à la réfraction et à la collision d’images qui retrouvent une matérialité grâce à la présence d’objets de toutes sortes, et peut lui-même intervenir et enrichir ce flux grâce à un ingénieux système de réalité augmentée.

La Fondation Cartier pour l’art contemporain a été la première institution à dédier à Sarah Sze une grande exposition personnelle en France en 1999. Elle a représenté les États-Unis à la Biennale de Venise en 2013 et nombre de ses œuvres ont rejoint les collections d’institutions prestigieuses dont le Museum of Modern Art et le Whitney Museum of American Art, à New York, ou encore le San Francisco Museum of Modern Art. Parmi ses récentes expositions : Sarah Sze au Copenhagen Contemporary, Danemark, en 2017 ; Sarah Sze. Centrifuge à la Haus der Kunst de Munich, Allemagne, 2017-2018 ; ou encoreSarah Sze : Afterimage à la galerie Victoria Miro à Londres, Royaume-Uni, 2018.

Commissaire de l’exposition : Leanne Sacramone