Vue de l’exposition Jean-Michel Alberola, L’Effondrement des enseignes lumineuses, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 1995. Photo © Georges Fessy.
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Aperçu de l’exposition

À travers cette commande de la Fondation Cartier, Jean Michel Alberola s’interroge sur la place laissée aujourd’hui à la peinture par la société des images.

Avec les œuvres de :
  • Jean-Michel Alberola

L’exposition en détails

Si la peinture constitue l’essentiel de sa production, elle se développe néanmoins parallèlement à d’autres pratiques : sculpture, photographie, film, écrits. Ainsi, l’espace de la Fondation Cartier investi par Jean Michel Alberola devient-il, à l’image de ses peintures, un vaste champ relationnel où s’articulent les fragments d’un discours : une peinture est reportée au sol à la craie, des enseignes de néon sont mélangées à des scènes de rue sous vidéo surveillance, les premiers films des frères Lumière contrastent avec des sons de gares et de musées. Au milieu sont disposés les objets emblématiques du peintre : un chevalet, un clou en or massif, un mur reliquaire, lui-même devenu la dernière relique de nos cimaises.

Par la compagnie de ses objets, Jean Michel Alberola crée un réseau de signes mettant en question cette pratique essentielle qu’est la peinture face à l’effacement des parois et face à l’inépuisable indiscrétion des images. Si l’image est ce qui arrive et s’en va, le tableau qui ne se situe que dans « l’épaisseur du temps » est ce qui recueille et relie. Cette exposition cherche à renouer avec la fonction critique que la peinture a perdue. Elle nous conduit aux réflexions les plus essentielles comme au fondement même de la création de toute image.