Staehle, vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003. © Wolfgang Staehle. Photo © Patrick Gries.
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Aperçu de l’exposition

Provoquer une rencontre entre les chamans d’un village yanomami d’Amazonie brésilienne – Watoriki (La montagne du grand vent) – et un ensemble d’artistes internationaux. Sans exotisme, paternalisme ou anecdote. Faire jouer nos interrogations sur les images et la représentation avec celles d’une pensée du dehors. Mettre en écho l’extériorité d’une métaphysique traditionnelle en constante recréation et les trajectoires diverses d’une « pensée sauvage » à l’œuvre au cœur de notre société. Tel était l’enjeu de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt : faire œuvrer le point de vue d’une altérité radicale pour dépayser la pensée et « déprendre » la vision.

Avec les œuvres de :
  • Claudia Andujar,
  • Lothar Baumgarten,
  • Vincent Beaurin,
  • Raymond Depardon,
  • Gary Hill,
  • Tony Oursler,
  • Wolfgang Staehle,
  • Naoki Takizawa,
  • Adriana Varejão,
  • Stephen Vitiello,
  • Geraldo Yanomami,
  • Joseca,
  • Volkmar Ziegler

L’exposition en détails

Un projet de confrontation – de mise en regard – conçu avec les chamans de Watoriki et notamment avec Davi Kopenawa, leur porte-parole. Cinq artistes ont tour à tour été accueillis par les habitations de cette communauté, en un parti pris délibéré d’unité de lieu et de temps. En réponse à des commandes de la Fondation Cartier, ils ont mis leurs univers créatifs à l’épreuve de la conception yanomami des images chamaniques. Sans intention d’illustration ni de traduction, plutôt à travers le déploiement d’un espace « d’associations libres ». 

Yanomami, l’esprit de la forêt ne présente donc ni parures de plumes, ni « art amérindien » ou « syncrétique ». Il ne s’agit pas non plus d’une exposition documentaire ou humanitaire. Prenant la pensée yanomami sur un plan d’égalité, elle offre à voir, à travers des films, des photographies, des peintures, des sculptures et des installations vidéos, un dispositif de correspondances et de résonances avec les grands thèmes de la réflexion cosmologique et de l’expérience visionnaire des onze chamans du village de Watoriki.

Cette exposition a été organisée en collaboration avec Survival International et l’organisation non gouvernementale brésilienne Pró-Yanomami (CCPY).

Galerie d’images

Vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003, Tony Oursler, Mirror Maze (Dead Eyes Live), 2003, installation, sphères, diam. 1,8 m, collection Fondation Cartier pour l’art contemporain

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© Tony Oursler

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© André Morin

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Naoki Takizawa, Mirekopë (miroirs chamaniques), 2003, Miroirs, aluminium, acier, projection vidéo réalisée avec des dessins yanomami, vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003

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© Naoki Takizawa

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D.R

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Vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003

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© Claudia Andujar

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© Patrick Gries

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Vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003

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© Claudia Andujar

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© Patrick Gries

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Vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003, Vincent Beaurin, Enseignes, 2002-2003

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© Vincent Beaurin

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Naoki Takizawa, Mirekopë (miroirs chamaniques), 2003, Miroirs, aluminium, acier, projection vidéo réalisée avec des dessins yanomami, Vue de l’exposition Yanomami, l’esprit de la forêt, Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, 2003

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© Naoki Takizawa

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© Fabien Calcavechia

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