William Kentridge
Photo © Stella Olivier.
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Aperçu de l’exposition

La Fondation Cartier invite The Centre for the Less Good Idea, créé par William Kentridge et Bronwyn Lace, pour une semaine de workshops, performances, concerts et rencontres avec une trentaine d’artistes d’Afrique du Sud, du Bénin, de Belgique, de Hollande, d’Autriche et de France.

L’exposition en détails

Ouverture de la billetterie le 22 avril 2024.

Créé en 2016 à Johannesburg (Afrique du Sud), The Centre for the Less Good Idea encourage et accompagne l’expérimentation et l’émergence de formes nouvelles à travers des pratiques collaboratives et interdisciplinaires. À la fois incubateur de projets artistiques et lieu de rencontres créatives, il s’adresse à de jeunes artistes — musiciens, danseurs, dramaturges, chorégraphes, metteurs en scène, compositeurs… — de la scène locale et internationale, dont beaucoup sont issus du continent africain.

Unique en son genre, la méthodologie et la philosophie de The Centre for the Less Good Idea s’appuient sur la conviction qu’une « moins bonne idée », née à la marge ou à la suite d’une erreur, ouvre bien souvent la voie aux œuvres les plus inventives. On y autorise et explore tout ce qui semble secondaire : l’idée périphérique, la découverte fortuite, l'accident... « C’est un lieu pour jouer, expérimenter, échouer et essayer encore », explique Bronwyn Lace. Les artistes associent des textes, des mouvements, des sons et des images, sans objectif préétabli de production ou de format.

Durant cette résidence, seront réunis une vingtaine d’artistes d’Afrique du Sud, rejoints par des artistes du Bénin, de Belgique, de Hollande, d’Autriche et de France, avec des étudiants du département Arts plastiques de l’Université Paris 8 — Vincennes, qui ensemble poursuivront leurs recherches et partageront leurs explorations avec le public.

A Defence of The Less Good Idea - Pepper's Ghost : Burial.
Photo © Zivanai Matangi.

À travers un programme expérimental, festif et collaboratif, les visiteurs seront immergés dans le processus créatif du Centre. Cette intense semaine sera inaugurée mardi 14 mai par la conférence- performance et le concert Collapses and Defences.

À partir du mercredi, les publics pourront assister chaque soir à la restitution des workshops élaborés par les artistes en journée : HOW | Showing the Making et à différentes performances interdisciplinaires telles que le Pepper’s Ghost, un petit théâtre d’illusion d’optique combinant performance live et projections vidéo ou Sizendlebe | We are Ears, une expérimentation musicale illustrant la complexité de la traduction.

Les dimanche 19 et lundi 20 mai en journée, les publics pourront participer à des ateliers et discussions avec les artistes, notamment autour de The Great YES, The Great NO, nouvelle création de William Kentridge pour le Festival d’Aix-en-Provence 2024. Le samedi 18 mai en soirée, les visiteurs sont invités à célébrer cette résidence avec les artistes à l’occasion d’un DJ set.

Galerie d’images

Collapses & Defence
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© Zivanai Matangi

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We are ears
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A Defence of The Less Good Idea - Pepper's Ghost : Burial.
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Le film documentaire Moments of Making, réalisé à partir d’archives des cinq dernières saisons du Centre (2019 — 2022), ainsi qu'une installation sonore, seront également présenté dans la petite salle du rez-de-chaussée de la Fondation Cartier. Transformée en Less Good Lounge, elle offrira un espace-bar aux visiteurs et aux artistes, pour des rencontres et des échanges conviviaux.

Collapses & Defences.
Photo © Zivanai Matangi.

THE CENTRE FOR THE LESS GOOD IDEA

« Si le bon docteur ne peut pas te guérir, trouve un moins bon docteur. » Grammaticalement maladroit, cet amusant proverbe Setswana (traduit par Sol T.Plaatje dans son livre de 732 proverbes en 1916) est à l’origine de la création du Centre et résume parfaitement son état d’esprit. Sa méthode et ses ressources se consacrent à des activités

« secondaires », à travers un processus artistique collectif et collaboratif. Son influence s’est rapidement développée et en 2024, The Centre for the Less Good Idea est devenu un espace de formation de référence en matière de projets artistiques en Afrique du Sud et au-delà. Entre 2016 et 2024, plus de 500 performances, films et installations y ont été créés et plus de 800 artistes y ont participé.

William Kentridge
Photo © Zivanai Matangi.

William Kentridge

William Kentridge est un artiste sud-africain né à Johannesburg aujourd’hui internationalement reconnu pour ses dessins, ses films, ses pièces de théâtre et ses opéras. Fondé sur la collaboration et le croisement de divers médias et disciplines, incluant la performance, le cinéma et la littérature, son travail explore fréquemment l’héritage du colonialisme et de l'apartheid, ancré dans le contexte socio-politique de l'Afrique du Sud. Sa pratique tourne autour des notions d'effacement, de jeu, d'incertitude et d’une méthodologie guidée par le processus créatif. Sa formation théâtrale, ainsi que ses premières expériences en animation stop-motion continuent d'informer et de caractériser une grande partie du travail qu'il produit aujourd'hui.

Bronwyn Lace

Bronwyn Lace, artiste visuelle originaire du Botswana a créé avec William Kentridge le Centre for the Less Good Idea. Elle travaille actuellement entre l'Autriche et l'Afrique du Sud. Sa pratique artistique s'intéresse aux liens entre l'art et des domaines comme la physique, la littérature, la philosophie, le travail muséal, l'éducation, etc., à partir d’une approche qu’elle veut contextuelle, réactive et performative.

L’équilibre qu’elle établit entre une production d'atelier solitaire et introspective et une approche collective a par ailleurs permis à Bronwyn Lace d’intégrer des découvertes fortuites poussée par la recherche active de nouvelles idées.

THE CENTRE FOR THE LESS GOOD IDEA
William Kentridge — Co-fondateur et directeur
Bronwyn Lace — Co-fondatrice et directrice
Dimakatso Motholo — Producteur associé
Athena Mazarakis — Responsable pédagogique
Neo Muyanga — Curateur
Laurie Cearley — Producteur international
Bruna d’Avila — Responsable de la Compagnie
Mego — Régisseur
Brendon Boyd — Directeur technique / Éclairage
Zain Vally — Ingénieur son
Noah Cohen — Directeur de la cinématographie et du montage
Octavia Sonyane — Montage vidéo
Nthabiseng Malaka — Scénographie et costumes
David Mann — Directeur de la communication
Bukhosibakhe Khoza — Vidéaste

ARTISTES ET PERFORMEURS
Nhlanhla Mahlangu — Performeur
Sbusiso Shozi — Performeur
Anathi Conjwa — Performeuse
Katlego KayGee Letsholonyana — Performeur
Vusi Mdoyi — Performeur
Thulani Chauke — Performeur
Tony Miyambo — Performeur
Dikeledi Modubu — Performeuse
Teresa Phuti Mojela — Performeuse
Asanda Hanabe — Performeuse
Luke de Wit — Performeur
Pélagie Gbaguidi — Artiste plasticienne
Marcus Neustetter — Artiste plasticien
Betty Tchomanga — Danseuse et chorégraphe
Et avec la collaboration d’un choeur de Paris

MUSICIENS
Angelo Moustapha
Micca Manganye
Kyle Shepard
Maya Muratoglu
Zenzele Mthembu
Joel Rabesolo

CHERCHEURS ET ÉTUDIANTS
Christine Barthe — Responsable de l’unité patrimoniale des collections photographiques au musée du quai Branly
Anna Seiderer — Maître de conférences au département Arts plastiques de l’université Paris 8
10 étudiants de l’université Paris 8 — Département Arts plastiques
Julien Faure-Conorton — Chargé de recherche et de valorisation scientifique des collections Musée départemental Albert-Kahn