Artwork © Claudia Andujar. Collection of the artist.

Prochainement à New York

La Lutte Yanomami

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À propos de l’exposition

La Fondation Cartier pour l’art contemporain et le Shed ont le plaisir d’annoncer la première présentation en Amérique du Nord de La Lutte Yanomami, une exposition de grande ampleur consacrée à la collaboration et à l’amitié entre l’artiste militante Claudia Andujar et les Yanomami, peuple amérindien parmi les plus importants de l’Amazonie. Organisée par l’Instituto Moreira Salles de São Paulo (IMS), au Brésil, l’exposition se tient du 3 février au 16 avril 2023 au Shed, à New York, sous le commissariat de Thyago Nogueira, Directeur de la Photographie Contemporaine à l’IMS, en partenariat avec les ONG brésiliennes Hutukara Associação Yanomami et Instituto Socioambiental.

Après le succès des expositions présentées à l’IMS de São Paulo, à la Fondation Cartier (Paris) et au Barbican Centre (Londres), entre autres lieux, l’exposition proposée au Shed est enrichie de plus de 80 dessins et peintures des artistes Yanomami brésiliens André Taniki, Ehuana Yaíra, Joseca Mokahesi, Orlando Nakɨ Uxima, Poraco Hɨko, et Vital Warasi, ainsi que de l’artiste Yanomami vénézuélien Sheroanawe Hakihiiwe. Les visiteurs sont également invités à découvrir de nouveaux films réalisés par les artistes Yanomami brésiliens Aida Harikariyoma, Edmar Tokorino, Morzaniel Ɨramari, et Roseane Yariana. Ces œuvres sont présentées en regard de plus de 200 photographies prises par Claudia Andujar. Celles-ci retracent les différentes rencontres de l’artiste avec les Yanomami, et continuent de faire entendre leur lutte pour la protection de leur terre, de leur peuple et de leur culture. Le dialogue tissé entre les artistes contemporains Yanomami et les photographies de Claudia Andujar offre une vision absolument sans précédent de la culture et de la communauté Yanomami. L’exposition des œuvres de ces artistes contemporains Yanomami, montrées à New York pour la toute première fois, représente la plus exhaustive présentation d’art Yanomami aux États-Unis à ce jour.

Je pense que le plus important est de permettre aux gens de découvrir une autre vision du monde. Et en même temps, à travers cette vision différente du monde, nous arrivons à nous identifier à d’autres êtres humains qui méritent de vivre leur vie comme ils le souhaitent et selon leur propre compréhension du monde.

Claudia Andujar

Claudia Andujar est née en Suisse, en 1931. Elle grandit en Transylvanie avant d’immigrer à New York en 1946, après avoir échappé à l’holocauste. C’est en 1955 qu’elle part vivre au Brésil, où elle entame sa carrière de photographe. Pendant plus de 50 ans, Claudia Andujar collabore avec les Yanomami pour la défense de leurs droits. La Lutte Yanomami raconte l’histoire de la relation de l’artiste avec les Yanomami pendant la dictature militaire brésilienne (1964-1985), à partir de leur première rencontre en 1971, jusqu’à l’évolution de sa pratique artistique vers le militantisme sept ans plus tard, au moment de la création par Claudia Andujar et d’autres militants de la Commission Pro-Yanomami (CCPY). À travers la voix du shaman et porte-parole Davi Kopenawa, l’exposition raconte également les origines mythologiques des Yanomami et propose une cartographie de leur univers cosmologique ainsi que de leur organisation politique et sociale, tout en attirant notre attention sur les menaces actuelles qui pèsent sur la forêt tropicale amazonienne et la société Yanomami.

L’amitié exceptionnelle de Davi Kopenawa et Claudia Andujar depuis les années 1980 est au cœur du lien qui unit l’artiste aux Yanomami. Ensemble, et aux côtés de nombreux autres activistes et organisations, ils ont aidé les communautés et chefs Yanomami à lutter contre l’appropriation de leurs terres, une lutte qui aboutit à la reconnaissance du territoire yanomami par le gouvernement brésilien en 1992. Suite à la protection de ces terres, d’importants programmes éducatifs et sanitaires furent développés, ainsi que la création de plusieurs associations Yanomami. Malgré ces victoires, l’activisme mis en exergue dans cette exposition n’est pas obsolète. L’invasion du territoire des Yanomami par des chercheurs d’or illégaux continue, menaçant à la fois la forêt tropicale amazonienne et la société Yanomami.

À partir des années 2000, une nouvelle génération d’artistes Yanomami s’est mise à produire des œuvres et à les exposer au-delà de leur territoire, permettant ainsi de nouveaux regards aujourd’hui présentés dans le cadre de l’exposition. Cette histoire à plusieurs voix inclut également les contributions d’autres personnes et organismes tels que l’Hutukara Associação Yanomami, l’Instituto Socioambiental, l’anthropologue Bruce Albert (consultant pour la Fondation Cartier et co-auteur de The Falling Sky), ainsi que le missionnaire Carlo Zacquini.

Galerie d’images

Artwork © Claudia Andujar. Collection of the artist.

Artwork © Claudia Andujar. Collection of the artist.

Celui qui ne connaît pas les Yanomami nous connaîtra à travers ces images. Mon peuple est là, vous ne lui avez jamais rendu visite, mais l’image des Yanomami est ici. C’est important pour vous et pour moi, pour vos fils et vos filles, pour les jeunes, les enfants, pour apprendre à regarder et à respecter mon peuple Yanomami brésilien qui habite sur cette terre depuis si longtemps.

Davi Kopenawa, chaman et porte-parole Yanomami

Galerie d’images

Artwork © Vital Warasi. Collection of Claudia Andujar.

Artwork © Sheroanawe Hakihiiwe. Collection of Fondation Cartier pour l'art contemporain.

Artwork © Poraco Hiko. Collection of Claudia Andujar.

Artwork © Orlando Nakɨuxima. Collection of Claudia Andujar.

Artwork © Joseca Mokahesi. Collection of Bruce Albert.

Artwork © Ehuana Yaira. Collection of the artist.

Artwork © Davi Kopenawa. Collection of Bruce Albert.

Artwork © André Taniki. Collection of Fondation Cartier pour l'art contemporain.

 À l’heure où l’Amazonie est une fois de plus menacée par le développement sauvage, la déforestation et l’exploitation minière illégale, cette exposition présente une histoire complexe de violence et de résistance. L’art sert ici de plateforme pour donner la parole aux Yanomami et mettre en avant notre responsabilité dans la crise humanitaire et environnementale qui menace les sociétés indigènes partout dans le monde.»

Thyago Nogueira, commissaire de l’exposition