Soirée Nomade

Soa Ratsifandrihana

g r oo v e

Complet

Lieu : Fondation Cartier pour l’art contemporain, voir plan d’accès
Tarifs et conditions



À propos de l‘évènement

Concept, chorégraphie, interprétation : Soa Ratsifandrihana
Création musicale : Sylvain Darrifourcq, Alban Murenzi
Création costumes : Coco Petitpierre, assistée de Anne Tesson
Création lumières : Marie-Christine Soma

Magnifique danseuse pour les chorégraphes Anne Teresa de Keersmaeker ou encore Boris Charmatz, Soa Ratsifandrihana présente g r oo v e, son premier solo né d’une envie irrépressible de créer une pièce où « groover » est un impératif.

« Dès l’enfance, mon imaginaire s’est construit autour de la musique. J’ai toujours vanté ces moments en famille où nous nous amusions à incarner les chansons que nous aimions. On y parvenait en enchaînant de petits gestes sophistiqués, amplifiés par l’attention qu’on leur accordait. Nos corps épanouis comblaient les silences avec aplomb et anticipaient les accents de la musique avec audace. En d’autres mots, nous cherchions à groover.

À l’origine, le mot « groove » est un terme d’argot, qui a pris naissance dans le jazz et plus précisément dans le swing à la fin des années 30. Il signifie littéralement, “dans le sillon du disque” ou “dans le coup”. Les musicien·nes de cette époque étaient à la recherche d’une forme de souplesse rythmique. En articulant habilement la mesure ternaire, iels ont créé un balancement, aujourd’hui facilement identifiable. On parle d’un phénomène d’embellissement. Avec le temps, le terme « groove » s’est étendu. Il est évident que cet esprit du rythme existe ou perdure dans d’autres musiques.

La génération des millenials, à laquelle j’appartiens, est témoin de l’explosion de musiques hybrides et foisonnantes, fruits de la culture numérique. Nos danses et cultures aussi changent et continuent de se transformer. Dans ce bouillonnement, j’ai voulu entamer un dialogue avec deux musiciens : Sylvain Darrifourcq et Alban Murenzi qui se passent le relais à la création musicale. Tous deux écrivent du rythme, tous deux font de la musique électronique, mais par leurs sensibilités musicales et leur choix de typologie de sons – l’un crée des sons acérés et métalliques, proches de l’esthétique glitch, et l’autre emploie des sons hip hop plus instrumentaux et boisés –, l’expérience est totalement différente. Comment la danse, avec son articulation, peut-elle tenir une conversation avec ces deux univers sonores tout en restant fidèle à sa propre temporalité ? L’ensemble se conjugue après, avec le rythme de lumière créée par Marie-Christine Soma et l’histoire que raconte le costume de Coco Petitpierre.

Ce spectacle est une invitation à tendre l’oreille et à ressentir ce plaisir frugal et sensible que procure l’acte de danser. Ce qui m’importe c’est d’arriver à partager avec un public cette sensation qui m’est précieuse et qui ne s’éveille que lorsque je pars à la quête de mon groove. »

Soa Ratsifandrihana

Soa Ratsifandrihana est une danseuse et chorégraphe franco-malgache. Après des études au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Soa débute en tant qu’interprète dans des créations de James Thierrée (Tabac Rouge) et Salia Sanou (Du désir d’horizons). Elle rejoint ensuite la compagnie Rosas d’Anne Teresa de Keersmaeker. Parmi de nombreuses productions, Soa danse Fase (y compris le solo Violin Phase), que la chorégraphe Anne Teresa transmettait pour la première fois à une nouvelle génération de danseurs. Cette pièce a été consacrée par un article du New York Times comme l’une des « Best dances of 2019 ». Le nom de Soa Ratsifandrihana y est mis en avant pour la qualité de son interprétation. Récemment, elle rejoint l’équipe de Boris Charmatz pour le projet itinérant 20 danseurs pour le xxe siècle et plus encore, où elle partage son approche de l’improvisation.

En parallèle de sa profession d’interprète, elle développe son propre travail. Elle collabore en 2016 avec les musiciens Sylvain Darrifourcq et Ronan Courty dans Tendimite, une écriture minimaliste et nerveuse. Dernièrement, elle chorégraphie Dead Trees Give No Shelter avec la compagnie HowNow de Florentin Ginot, présentée aux Subsistances de Lyon. Aujourd’hui installée à Bruxelles, elle s’investit dans son projet solo intitulé g r oo v e. Soa cherche à allier le caractère impulsif et libre de la performance à un travail rigoureux de composition, sur un fond d’histoire qui lui ressemble.




Informations pratiques

Tarifs

Plein tarif
12€ (13€ sur place)
Tarif réduit

Conditions de tarif réduit.

Étudiants, moins de 25 ans, seniors (plus de 65 ans), demandeurs d’emploi et bénéficiaires des minima sociaux, Maison des artistes, institutions partenaires, ministère de la Culture.

8€ (9€ sur place)

Informations complémentaires

Durée estimée d’une représentation : 40min.

Ouverture des portes à 18h30 (pour la première représentation à 19h) et à 20h30 (pour la seconde représentation à 21h). Placement assis dans la limite des places disponibles et conformément aux règles sanitaires en vigueur.

Les Soirées Nomades commencent à l’heure indiquée : l’entrée des retardataires est admise quand elle ne gêne pas le déroulement du spectacle.

Cet événement sera filmé par les équipes de la Fondation Cartier pour l’art contemporain à des fins de diffusion sur ses sites et réseaux sociaux. Le public est susceptible d’apparaître à l’image.

L’exposition Graciela Iturbide, Heliotropo 37 ne sera pas accessible pendant la Soirée Nomade.

Retrouvez notre charte sanitaire et les mesures de sécurité à respecter en cliquant ici.

LICENCES ENTREPRENEURS DU SPECTACLE : 1-1076815 / 2-1076816 / 3-1076817