au mexique

América Latina 1960-2013

0.00 €

AMERICA LATINA 1960-2013

Après Paris, l’exposition est présentée au Museo Amparo à Puebla du 24 mai au 29 septembre 2014.
Museo Amparo, Puebla, Mexique
24 mai › 29 septembre 2014
museoamparo.com


Du 19 novembre 2013 au 6 avril 2014, la Fondation Cartier pour l’art contemporain présente América Latina 1960-2013, en coproduction avec le Museo Amparo de Puebla (Mexique). L’exposition offre une perspective nouvelle sur la photographie latino-américaine de 1960 à nos jours, à travers le prisme de la relation entre texte et image photographique.
Rassemblant plus de soixante-dix artistes de onze pays différents, elle révèle la grande diversité des pratiques photographiques en présentant aussi bien le travail de photographes que des œuvres d’artistes contemporains.
Cette exposition, véritable plongée dans l’histoire du sous-continent latino-américain, nous invite à (re-)découvrir des artistes majeurs rarement présentés en Europe.




Amérique latine : un territoire fascinant
Ancien « Nouveau Monde » associé à un certain exotisme, l’Amérique latine a toujours fasciné les observateurs autant qu’elle les a mystifiés. Aujourd’hui encore, la culture latino-américaine contemporaine suscite un intérêt grandissant, alors même que le contexte historique de sa production demeure souvent méconnu. La période allant de 1960 – au lendemain de la révolution cubaine – à nos jours, marquée par l’instabilité politique et économique, a vu se succéder les mouvements révolutionnaires et les régimes militaires répressifs, l’émergence des guérillas et les transitions démocratiques. En explorant l’interaction entre texte et photographies dans l’art latino-américain au cours des cinquante dernières années, l’exposition América Latina choisit de mettre en perspective cette époque tumultueuse de l’histoire à travers le regard des artistes.

Artistes de l'exposition
Elías ADASME (Chili), Carlos ALTAMIRANO (Chili), Francis ALŸS (Mexique), Claudia ANDUJAR (Brésil), Antonio Manuel (Brésil), Ever ASTUDILLO (Colombie), Artur BARRIO (Brésil), Luz María BEDOYA (Pérou), Iñaki BONILLAS (Mexique), Oscar BONY (Argentine), Barbara BRÄNDLI (Venezuela), Marcelo BRODSKY (Argentine), Miguel CALDERÓN (Mexique), Johanna CALLE (Colombie), Luis CAMNITZER (Uruguay), Bill CARO (Pérou), Graciela CARNEVALE et le Grupo de Artistas de Vanguardia (Argentine), Fredi CASCO (Paraguay), Guillermo DEISLER (Chili), Eugenio DITTBORN (Chili), Juan Manuel ECHAVARRÍA (Colombie), Eduardo Rubén (Cuba), Felipe EHRENBERG (Mexique), Roberto FANTOZZI (Pérou), León FERRARI (Argentine), José A. FIGUEROA (Cuba), Flavia GANDOLFO (Pérou), Carlos GARAICOA (Cuba), Paolo GASPARINI (Venezuela), Anna Bella GEIGER (Brésil), Carlos GINZBURG (Argentine), Daniel GONZÁLEZ (Venezuela), Jonathan HERNÁNDEZ (Mexique), Graciela ITURBIDE (Mexique), Guillermo IUSO (Argentine), Alejandro JODOROWSKY (Chili), Claudia JOSKOWICZ (Bolivie), Marcos KURTYCZ (Mexique), Suwon LEE (Venezuela), Adriana LESTIDO (Argentine), Marcos LÓPEZ (Argentine), Pablo LÓPEZ LUZ (Mexique), Rosario LÓPEZ PARRA (Colombie), LOST ART (Brésil), Jorge MACCHI (Argentine), Teresa MARGOLLES (Mexique), Agustín MARTÍNEZ CASTRO (Mexique), Marcelo MONTECINO (Chili), Oscar MUÑOZ (Colombie), Hélio OITICICA (Brésil), Damián ORTEGA (Mexique), Pablo ORTIZ MONASTERIO (Mexique), Leticia PARENTE (Brésil), Luis PAZOS (Argentine), Claudio PERNA (Venezuela), Rosângela RENNÓ (Brésil), Miguel RIO BRANCO (Brésil), Herbert RODRÍGUEZ (Pérou), Juan Carlos ROMERO (Argentine), Lotty ROSENFELD (Chili), Graciela SACCO (Argentine), Maruch SÁNTIZ GÓMEZ (Mexique), Vladimir SERSA (Venezuela), Regina SILVEIRA (Brésil), Milagros DE LA TORRE (Pérou), Susana TORRES (Pérou), Sergio TRUJILLO DÁVILA (Colombie), Jorge VALL (Venezuela), Leonora VICUÑA (Chili), Eduardo VILLANES (Pérou), Luiz ZERBINI (Brésil), Facundo DE ZUIVIRÍA (Argentine).

Commissariat de l'exposition
Ángeles Alonso Espinosa, Hervé Chandès, Alexis Fabry, Isabelle Gaudefroy, Leanne Sacramone et Ilana Shamoon

Photographie de l'affiche : Marcelo Montecino (Chili, né en 1943). Managua, 1979 © Marcelo Montecino

Suite

Entre texte et photographies, un espace de liberté
Mus par un sentiment d’urgence face aux gouvernements autoritaires et aux bouleversements successifs, nombre d’artistes latino-américains ont tenté, dès les années 1960, d’échapper à la spécificité d’un médium unique en juxtaposant dans leur œuvre texte et photographies. En effet, cette nouvelle approche visuelle répond efficacement à la nécessité de s’exprimer et de communiquer, la photographie enregistrant rapidement et fidèlement la réalité, tandis que le texte permet d’étendre ou de modifier le sens de l’image. À travers ces inventions formelles, les artistes ont cherché à rendre compte de la complexité et de la violence du monde qui les entourait, et, dans certains cas, de déjouer la censure. Ainsi, l’artiste chilien Eugenio Dittborn crée dans les années 1980 des « peintures aéropostales », qui pliées et envoyées à travers le monde, s’affranchissent de l’enfermement culturel du Chili de Pinochet. Figure de proue de la photographie brésilienne, Miguel Rio Branco, quant à lui, donne à voir avec une grande poésie les laissés-pour-compte d’une société à deux vitesses.

Une diversité d’artistes et de pratiques
L’espace de liberté entre texte et image se fait le creuset d’une extrême diversité de modes d’expression et de reproduction, qui interroge la notion même d’Amérique latine. En quatre sections thématiques – Territoires, Villes, Informer/Dénoncer, Mémoire et Identité – , América Latina explore ainsi les multiples façons dont les artistes latino-américains, dépassant les techniques photographiques traditionnelles pour explorer leur monde, s’emparent d’une large gamme de médias tels que l’impression photo-offset, la sérigraphie et les collages, la performance, la vidéo et l’installation. L’artiste brésilienne Regina Silveira fait par exemple intervenir les stéréotypes communément accolés à l’Amérique latine dans To Be Continued… (Latin American Puzzle), œuvre murale en forme de grand puzzle créée à partir d’images récupérées dans des magazines et des guides touristiques. Suivant une approche plus traditionnelle, le Vénézuélien Paolo Gasparini capture la cacophonie visuelle engendrée par la rapidité du développement urbain. Reproduisant de son côté des images issues de la presse populaire au moyen de l’impression, l’artiste argentin Juan Carlos Romero dénonce la violence frontale de la société argentine dans son œuvre Violencia. Citons enfin une vidéo intitulée Bocas de ceniza (« Bouches de cendre »), du Colombien Juan Manuel Echavarría, portrait filmé de ces hommes qui ont choisi de raconter en poésie et en chanson leur expérience personnelle de la violence de la guérilla.

La découverte de voix singulières
Afin de donner la parole à ces artistes exceptionnels, le photographe et réalisateur paraguayen Fredi Casco a voyagé à travers toute l’Amérique latine pour réaliser un film à valeur de document historique. Réalisés à l’initiative de la Fondation Cartier, ces quelque trente entretiens exclusifs offrent des portraits approfondis et personnels, proposant au visiteur de pénétrer dans l’univers créatif de chaque artiste. América Latina permet ainsi de souligner les affinités entre les artistes à travers les pays et les générations tout en reflétant la diversité de langages visuels propre à ce continent. Avec plus de 500 œuvres, elle témoigne de la vitalité de l’art latino-américain et de l’héritage significatif que nous laissent ses artistes, montrant leur influence au-delà de leur territoire culturel ou géographique. Plus particulièrement, la présence importante d’œuvres venues du Pérou, de Colombie, du Venezuela ou encore du Paraguay, permet de découvrir des scènes artistiques situées en marge des trajectoires habituelles du monde de l’art contemporain.

L’exposition America Latina 1960-2013 est conçue par la Fondation Cartier pour l’art contemporain (Paris) et le Museo Amparo (Puebla, Mexique), avec la collaboration d’Angeles Alonso Espinosa et d’Alexis Fabry et en partenariat avec l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique latine (IHEAL).

GALERIE

  • Vue de l'exposition América Latina 1960-2013.
    Photo : Luc Boegly

  • Vue de l'exposition América Latina 1960-2013.
    Photo : Luc Boegly

  • Vue de l'exposition América Latina 1960-2013.
    Photo : Luc Boegly

  • Vue de l'exposition América Latina 1960-2013.
    Photo : Luc Boegly

  • Vue de l'exposition América Latina 1960-2013.
    Photo : Luc Boegly

  • Vue de l'exposition América Latina 1960-2013.
    Photo : Luc Boegly

  • Ever Astudillo, sans titre, série Latin Fire, 1975-1978. Photographie noir et blanc, 8,3 x 11,4 cm. © Ever Astudillo. Collection privée, courtesy Toluca Fine Art, Paris

  • Paolo Gasparini, El habitat de los hombres…, Caracas, Bello Monte, 1968. Photographie noir et blanc, 17 x 25 cm. © Paolo Gasparini. Collection privée, courtesy Toluca Fine Art, Paris

  • Adriana Lestido, Sin título, série Mujeres Presas, 1991-1993. Photographie noir et blanc, 16,2 x 24,4 cm. © Adriana Lestido. Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris

  • Marcelo Montecino, Managua, 1979. Photographie couleur, 20,1 x 25,3 cm. © Marcelo Montecino. Collection privée, courtesy Toluca Fine Art, Paris

  • Leonora Vicuña, El Mundo, calle San Diego, Santiago de Chile, 1981. Photomontage, 41,2 x 35,1 cm. © Leonora Vicuña. Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris

  • Anna Bella Geiger, História do Brasil: Little Boys & Girls, 1975. Photographie couleur, 30,5 x 24 cm. © Anna Bella Geiger. Collection de l’artiste

  • Eduardo Villanes, sans titre, série Gloria Evaporada, 1994. Photographie noir et blanc, 12 x 9 cm. © Eduardo Villanes. Collection de l’artiste, Lima

  • Claudia Andujar, sans titre, série Marcados Para, 1981-1993. Photographie noir et blanc, 70 x 103 cm. © Claudia Andujar. Collection Galeria Vermelho, São Paulo

Open mobile menu
Close mobile menu