EXIT - LES CARTES

Exit est une installation vidéo immersive dans laquelle sont projetées, à 360°, six cartes animées : Population et migrations urbaines, Des flux d’hommes et d’argent, Réfugiés politiques et migrations forcées, Catastrophes naturelles, Des mers qui montent, des villes qui disparaissent, Déforestations et langues en danger (ce dernier scénario a été réalisé avec l’Alhóndiga Bilbao).

Grâce à un vaste ensemble de sources provenant d’organisations internationales, d’organisations non-gouvernementales et de centres de recherche, Exit permet d’appréhender visuellement les relations complexes entre les différents facteurs à l’origine des migrations et déplacements de population actuels. L’œuvre a été entièrement mise à jour en octobre 2015, reflétant en cela l’évolution alarmante des données depuis sa première présentation. Chacune des six cartes montre que le lien entre les hommes et leur environnement s’est considérablement dégradé au cours des sept dernières années.

Population et migrations urbaines

Aujourd’hui, il y a autant de personnes vivant en zones urbaines qu’en zones rurales. Sur cette carte révélant cette évolution démographique, chaque pixel représente mille personnes et ces pixels sont répartis de manière égale entre les zones urbaines et rurales. Les villes représentent le principal enjeu de la lutte contre le changement climatique, puisqu’environ 70% des émissions de gaz à effet de serre de la planète proviennent des villes.

Sources : Gridded Population of the World, version 3 (GPWv3): Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), Columbia University (› Website), International Food Policy Research Institute (IFPRI) (› Website), The World Bank (› Website), Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT), 2004 (› Website), The world’s fastest growing cities and urban areas from 2006 to 2020: City Mayors, Statistics (› Website)

Des flux d’hommes et d’argent

Les sommes envoyées par les migrants représentent la première source d’investissements étrangers dans les pays en développement. Cette carte montre les cinq pays (représentés par leur drapeau) concernés par ces mouvements, ainsi que les nombreux pays bénéficiant de ces fonds. En 2014, plus de 389 milliards d’euros ont été envoyés vers les pays en développement. Dans ces pays, les envois de fonds représentent 3 fois les montants de l’aide internationale.

Sources : Global Migrant Origin Database (updated March 2007): The Development Research Centre on Migration, Globalisation and Poverty (Migration DRC), University of Sussex (› Website), Bilateral migration matrix and Bilateral remittance estimates (using migrant stocks, destination country incomes, and source country incomes): data associated with World Bank Working Paper No. 102 "South- South Migration and Remittances." (› Website), Sending Money Home: Worldwide Remittance flows to developing countries: The International Fund for Agricultural Development (IFAD) (› Website)

Réfugiés politiques et migrations forcées

Cette carte présente les mouvements incessants de personnes qui doivent quitter leur terre natale à cause de guerres, de persécutions et de violences. On nomme « réfugiés » les personnes qui ont dû quitter leur pays, tandis que les personnes déplacées internes (PDI) sont celles qui se déplacent à l’intérieur de leur propre pays. Les pixels verts représentent les personnes réfugiées, tandis que les rouges symbolisent les PDI. Il y a environ 19,5 millions de réfugiés aujourd’hui dans le monde et plus de 38 millions de PDI. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Sources : United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR), Online Statistical Population Database (scraped September 2-5, 2008) (› Website), Digital Chart of the World Server, Penn State University Libraries (› Website)

Catastrophes naturelles

Face aux catastrophes naturelles, les pays en développement payent un tribut disproportionné par rapport aux pays industrialisé. Dans cette carte, une ligne artificielle divise le monde en deux hémisphères et souligne que, pour une catastrophe similaire, les victimes et dommages sont bien plus importants au Sud qu’au Nord. Depuis 2008, les catastrophes naturelles ont provoqué le déplacement de 26 millions de personnes par an en moyenne – soit une personne par seconde.

Sources : EM-DAT, The Emergency Events Database: Centre for Research on Epidemiology of Disasters (CRED) Université catholique de Louvain, École de Santé Publique (› Website), Dartmouth Flood Observatory, Active Archive of Large Floods (› Website), Project of Risk Evaluation, Vulnerability, Information and Early Warning (PREVIEW) (› Website), Division of Early Warning and Assessment (DEWA) (› Website), Global Resource Information Database (GRID) (› Website)

Des mers qui montent, des villes qui disparaissent

Le niveau des mers devrait s’élever d’un mètre en moyenne d’ici à la fin du siècle. Cette carte montre les villes situées près des régions côtières qui seront touchées par cette hausse du niveau des eaux. Pourtant, selon leur niveau de développement et de nombreux autres facteurs, ces villes ne sont pas toutes exposées au même risque : cette carte met en évidence les villes les plus vulnérables et les plus exposées à la montée du niveau des mers.

Sources : Global Rural-Urban Mapping Project, Version 1 (GRUMP): Settlement Points: Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), Columbia University (› Website), International Food Policy Research Institute (IFPRI) (› Website), The World Bank (› Website), Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT), 2004 (› Website)), Gridded Population of the World, version 3 (GPWv3)—National Boundaries: Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), Columbia University (› Website), Model for the Assessment of Greenhouse-gas Induced Climate Change, A Regional Climate SCENario GENerator CO2 emissions: Carbon Dioxide Information Analysis Center, Oak Ridge National Laboratory (› Website), The Elevation Query Web Service: USGS Earth Resources Observation and Science (EROS) by the U.S. Geological Survey (USGS) (› Website)

Déforestation et langues en danger

La destruction des forêts tropicales implique également la destruction des moyens de subsistance, des cultures et des langues des peuples autochtones. Cette carte présente le processus actuel de déforestation dans trois régions tropicales différentes : le Parc du Xingu au Brésil, le Sud-Est du Cameroun et la province de Jambi à Sumatra, en Indonésie. Dans chacune de ces régions, les peuples autochtones, ainsi que leurs cultures et leurs langues, sont menacés. Plus de la moitié des 6 700 langues parlées aujourd’hui dans le monde risquent de disparaître d’ici à la fin du siècle.

Sources : The map Speechless and Deforestation has benefited from the scientific collaboration of Bruce Albert, Director of Research at the Institut de Recherche pour le développement, and François-Michel Le Tourneau, Director of Research at the Centre national de la recherche scientifique. UNESCO, Atlas of the World’s Languages in Danger, 2009 (› Website), Human Footprint and Last of the Wild V2: Wildlife Conservation Society (WCS) (› Website), Center for International Earth Science Information Network (CIESIN), Columbia University, 2002 (› Website), International Food Policy Research Institute (IFPRI) (› Website), The World Bank (› Website), Centro Internacional de Agricultura Tropical (CIAT), 2004 (› Website), NASA MODIS 32-day Composites, The Global Land Cover Facility: University of Maryland, College Park, Maryland (› Website)

Open mobile menu
Close mobile menu